Alive in my mind
On se dit qu’à vingt ans
On est les rois du monde
Et qu’éternellement
Il y aura dans nos yeux
Tout le ciel bleu.
Mais aujourd'hui dure
Le temps du chagrin
Des regrets vains
La fin de l’aventure
Et, au bout du chemin
On n'est plus rien
Que larmes et blessures.
Car le temps de l’amour
C’est long et c’est court
Ça dure toujours
On s’en souvient ...
The Plaint
Purcell pour celle
Qui si longtemps fut
Mon unique soleil
Et qui a disparu
De nos horizons
Telle une comète
Brillante et furtive.
J'ai la mémoire qui flanche
Nous sommes tant de fois allés à Paris
que j'en ai perdu le compte des années.
Elle est celle qui met de la cohérence
dans le patchwork de ma mémoire.
Elle pourrait certainement
m'indiquer l'année, le mois,
sans doute même
le numéro du jour
où la touchante Helen
interpréta cette chanson
un soir à Fort de France.
Ma mie de grâce ...
Qui la connaît sait
combien elle aime Georges.
On était du même avis que lui
mais on a quand même essayé
en 90, de convoler en justes noces.
On a mis le temps
à payer ce sacrilège.
Pas loin de trente ans ...
On a fini par passer à la caisse
mais le prix est intolérable.
Premières fois
Le première fois que je l'ai rencontrée,
ce fut à Bologne, chez le regretté Andrea.
C'était l'été 82, le soir où la squadra azzura
a remporté la coupe du monde de foot.
Soirée de folie dans la ville
avec bagarres d'eau
autour des fontaines ...
Le premier voyage que nous fîmes ensemble, en 85,
Sardaigne, Naples, Pompei, Rome et les CinqueTerre.
Voyage épique ponctué de galères diverses
qui la faisaient rire et moi ronchonner
et durant lequel nous écoutions
Battiato en boucle.
Quand ça guinchait
Années 2000, salsa y fiestas ...
Quand le king of chachacha
faisait voler sa robe légère
avant de se pencher
sur elle renversée
pour un long baiser final.
Back to Dam
1993, pélerinage à Amsterdam,
sept ans après notre première escapade,
quand jeunes amants insouciants de tout
nous filâmes incognito en Hollande.
Costello passait au ConcertGebouw.
Accompagné d'un quatuor à cordes,
Elvis interprétait les lettres d'amour
que les amoureux expédient à Vérone
à l'adresse de Juliette Capulet.
Instant magique.
L'autre Nanard
Qu'elle aime,
qui lui aussi l'agaça
mais dont jamais
malgré tout
elle ne se lassa.
En 88, nous vivions sous les tropiques.
Encore simples amants, nous étions jeunes
mais sans doute pas assez larges d'épaules
pour de la vie tout dévorer sans dommages.
Moi en tous cas, c'est avéré :
un rayon de vélo selon Michèle.
Madinina
Le temps béni avenue Sainte Catherine,
sur les hauteurs de Fort de France,
face aux pitons du Carbet,
quand le zouk était l'unique médoc
dont nous avions besoin.
One day one song
Pour ranimer l'azur dans ses yeux
Que la morphine trouble et délave.
Pour oublier ce masque de douleur
Qui se tend sur le cher visage.
Pour retrouver l'éclatant sourire
Qui si longtemps a éclairé
Mes jours et mes nuits.
Pour alléger le joug de la peine,
Le triste et le sombre qui me minent,
Chaque jour, le temps d'une chanson,
Celles qui ont émaillées notre vie,
Celles qu'elle aime tant
Et ne peut plus entendre,
Je vais me replonger
Dans la tendre douceur
Des jours heureux.
Entretenir l'illusion,
Rien qu'un moment,
Que ce n'est que cauchemar
Et qu'elle va, là, à l'instant,
Pousser discrètement la porte
Du donjon où je me lamente
Me sourire et faire comme
Si de rien n'était.
Maudit millésime
En grattant sans succès le Dédé
que l'hôtesse avait glissé hier soir
dans chacune des serviettes,
chacun y a été de sa rime.
Blues, partouze et autre bouse
furent bruyamment évoqués,
mais le choix unanime se fit
pour un millésime placé
sous le signe du flouze.
...
En ce premier jour de l'an,
une dépression océane
s'abat sur la maison.
Le front contre la vitre,
j'attend les retours au bercail
de la nichée éparpillée,
les deux tardifs et l'improbable.
Au-dehors trombes et bourrasques
arrachent aux arbres décharnés
les dernières feuilles mortes.
Tandis que, dans le salon,
Brassens chante Aragon,
le vague monte à l'âme.
2012 s'inaugure avec
un vieux coup de blues.
Du bon, du gros qui tâche
et laisse des bleus à l'âme.
2012 ... année de la loose
une chanson qui reste d'actualité.
Pour le Nain, 2012 sera l'année de la loose
ou alors comme disait un autre démago
nous sommes vraiment des veaux
qui méritons de vivre dans notre bouse.
Trou noir
Pisser debout
Il est vrai que c'est un avantage indéniable que de pouvoir
se soulager n'importe où et à tous moments,
juste quand l'envie se présente.
Biz à Youn et à Warg pour la trouvaille
Trottoir du soulagement
Quand on emprunte le trottoir
de l'avenue de la Libération
qui longe les voies ferrées,
il faut impérativement
garder les yeux fixés sur ses pieds
si on ne veut pas s'embourber
dans un des étrons canins qui jonchent le sol.
Le nombre et la taille des déjections laisse perplexe.
S'agirait-il d'une horde de Saint-Bernard ?
- Photo en grand format sur Sometimes ... One Shot
Mexicoo !
La médiathèque de Quimper a la bonne idée
de présenter les oeuvres d'Alejandro Magallanes,
un graphiste mexicain
à l'imagination foisonnante et au style percutant.
Mickeys détournés résolument anti-yankee,
portraits collages aux airs étranges,
dessins animés qu'on regarde
adossé au mur, un sourire aux lèvres.
Une belle tranche d'Amérique latine
colorée et provocante.
- Photo en grand format sur Sometimes ... One Shot
Balade dominicale
Sans doute est-ce à cause
des ramassages dominicaux
de mûres et de châtaignes
que depuis ma plus tendre enfance
j'honnis les balades dominicales.
Pourtant ce fut sans hésitation
que je remis à plus tard,
très tard sans doute,
la rédaction des bulletins.
C'était un jour à jouer
les cigales en bord de mer.
Parmi la flopée de badauds
qui arpentaient le sentier côtier,
il y avait ces deux-là,
assis sur leur banc
face à la mer,
qui se remémorent le temps
où, comme des cabris,
ils sautaient sur les rochers
pour de crique en crique
aller jusqu'à la Pointe.
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Entracte
365 clichés. La boucle est bouclée.
Le Nikon va se reposer un peu
comme d'ailleurs le blog.
Jusqu'à ce que l'envie
de faire l'intéressant
me reprenne ...
- Photo du Paulo
Back home
Cinq heures du mat à Menara.
Fin de la paranthèse marocaine
et dernier cliché du jour.
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Charmeur de touristes
Retour à Marrakech en fin de journée.
le contraste est saissisant entre
la paisible vallée des Aït Bougemez
et la frénésie marrakchi du dimanche après-midi.
Jemma el Fna et les rues alentours sont noires de monde.
Alors comme tout le monde, on baguenaude
sur la place de troubadour en troubadour.
Celui-ci qui chahute avec un serpent
prend la pose pour les n'a-qu'un-oeil
bardés d'APN et de camescopes
tandis que son équipe de collecteurs
se tient prête à intervenir
dès qu'un déclencheur se fait entendre.
- Photo en grand format sur One Day One Shot























































