Leonard Cohen
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C’est Annette qui m’a fait découvrir Léonard Cohen. Il y a maintenant 34 ans, nous étions en seconde au lycée Amiral Ronarc’h de Brest. La première fois qu’elle m’avait invité chez elle à la Trinité (une demi-heure de mob), c’était pour me remettre les paroles de plusieurs chansons des albums "Songs from a room" et "Songs of love and hate" qu’elle avait recopiées à l’encre noire sur du papier machine. J’étais amoureux d’elle, comme on l’est à 15 ans, prêt à tout pour séduire mais ne sachant trop comment s’y prendre. Je commençai à gratouiller sur une guitare folk et dans la semaine qui a suivi, j’ai acheté le recueil de partitions chez Capitaine et volé les disques au Bon Marché. Les arpèges de Cohen étaient accessibles et assez vite j’ai réussi à jouer Famous Blue raincoat, Last year man, Suzanne, Bird on the wire. Pour la voix, c'était autre chose mais le coeur y était. J'ai depuis longtemps quitté Brest et Annette. Je n'ai pas touché à ma gratte depuis une éternité, mais je n'ai jamais cessé d'écouter Cohen. |