Sans prendre de gants
Profitant du ciel d'azur et de la température clémente, je me suis enfin attaqué à la jungle qui cerne la maison depuis plus de trois mois.
Dans ce jardin prolifique, ce qui prend le plus de temps : c'est le désherbage. Un jour entier, agenouillé dans la terre à fouir le sol comme un goret à la recherche de truffes.
La variété de mauvaises herbes qui envahissent parterres et allées ne cessera jamais de m'étonner. Chaque année voit apparaître de nouvelles espèces ou renaître certaines qu'on croyait éradiquées. Ces nuisibles ont toutes un point commun : elles semblent ignorer les caprices de la météo. Alors que celles qu'on a planté et bichonné souffrent du surplus ou du manque d'eau, les indésirables poussent avec une insolente vigueur quelque soit le temps qu'il fait.
Pour mieux traquer et extirper ces malfaisantes jusqu'à la racine, je ne porte pas de gants. Ce besoin tactile me vaut, outre le désagréable contact des limaces et l'enfoncement d'épines diverses, des mains dans un état consternant une fois la corvée terminée. Ampoules, estafilades, ongles cassés et encrassés, pores incrustées de terre qui nécessitent un fastidieux nettoyage avant de savourer bière et clope.
Biz à Reb qui pense à mes mimines : jibinette.com