Sélectionné par le Fisc
Le bilan de Bernie le Dingue comme sélectionneur de l'équipe de France aura été plutôt maigre. Les Argentins en ont encore fait la démonstration hier soir en infligeant une branlée (34-10) aux Bleus pâles humiliés dans leur fief du Stade de France. Ce fiasco est symbolique de l'ère Laporte, durant laquelle le Quinze de France aura progressivement perdu son "french flair" au profit d'un jeu stéréotypé qui n'a pas été bien compliqué à comprendre et à contrer.
Les huit années passées à la tête du Quinze de France auront par contre permis à Bernie (pas si dingue pour l'occasion) de faire fructifier son patrimoine. Pour 2007, ses seuls contrats publicitaires sont estimés à 700 000 euros. Son empire engloberait plus de quinze sociétés : immobilier (groupe Le Roof), publicité, séminaires, équipement sportif (BeRugBe). Sans oublier une usine de biscuits près du Pilat, dont il est actionnaire minoritaire, une salle de gym à Toulouse, un vignoble à Gaillac, dans le Tarn, des campings (deux vers Arcachon et un en Dordogne), deux casinos, dont le plus important est en Haute-Savoie, et quatre restaurants (trois Olé Bodega, dont un à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, et Chez Pierre, à Arcachon). Ouf !
En matière de finances, comme pour les objectifs sportifs : Bernie a les yeux plus gros que le ventre. En effet, une enquête fiscale visant l'entraîneur du XV du Coq relèverait une série d'irrégularités (double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d'actifs, transferts de fonds suspect, fausses factures, travail au noir ou encore retraits en espèces) comme l'affirme L'Equipe.fr.
Interrogé sur cette enquête contre son futur secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des Sports, l'Ami du Coach a estimé que la "présomption d'innocence est quelque chose qui doit exister".
Encore une fois, le Nain évoque les grands principes... Et comme d'hab : pour sortir un pote de la mouscaille.