Citizen lambda
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12 novembre 2009

Ponce Pilate

Le Neveu qui avait vaillamment soutenu Polanski ne met pas la même ardeur pour venir en aide à Marie NDiaye. Cette fois-ci, Fredo préfère s'en laver les mains. Après ses débuts tapageurs, le Neveu se serait-il fait taper sur les doigts  ? Il lui suffisait simplement de réaffirmer le principe de la liberté d'expression de l'écrivain et des artistes en général. La routine pour un Ministre de la Culture. Marie NDiaye exprime son avis sur son pays. Il me semble que c'est un droit qu'a chaque citoyen français. Un droit fondamental en démocratie. Ou alors ce n'est plus le cas et Fredo n'ose pas le dire ?

"Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l’écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort.” Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus."

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Eric Raoult a l'identité nationale à fleur de peau. Et en ce moment, Grenelle identitaire oblige, il y a des valeurs à définir. Ce que dit M. NDiaye n'est certes pas tendre pour la bande du Nain, notamment pour Besson et Hortefeux. On comprend que cela puisse heurter Eric Raoult. De là à invoquer le droit de réserve ... Et pourquoi pas un comité de censure pour éviter tout dérapage incontrôlé ? Raoult a une curieuse conception des primes prix littéraires, il ignore manifestement que le Goncourt n'a rien à voir avec le concours de la magistrature et qu'il n'oblige pas ses lauréats à devenir des fonctionnaires assermentés. Aurait-il été stalinien dans sa folle jeunesse ?

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