Cinecittà okkupata
Il y a quelques années j'avais déjà eu le projet de me rendre à Cinecittà
mais le Routard d'alors indiquait que les studios ne se visitaient pas.
L'autre jour, dans le métro, une pub qui passait sur l'écran vidéo
annonçait, qu'enfin, la ville du cinéma italien s'ouvrait au public.
Décors de Fellini, des péplums et autres western spaghetti ...
je m'en régalais d'avance et me promit d'y aller le dernier jour
pour mettre un point d'orgue à cette belle semaine romaine.
Marche, tram 8, bus 40 et métro A, il nous fallut près d'une heure
pour parvenir à Cinecittà, l'avant-dernière station de la ligne
étrangement déserte pour un haut-lieu touristique.
Dès qu'on arrive au sommet des marches de la station,
juste après avoir senti le vent et la chaleur sur son visage,
on aperçoit l'entrée du lieu mythique qui se dresse devant nous ...
... barrée d'une immense banderole blanche
qui flotte au vent comme les drapeaux des syndicats
dont le piquet de grève assis à l'ombre des parasols
interdit toute entrée sur le site aux visiteurs.
Vafenc ...
On rengorge sa déception, on lit l'affichage et on compatit :
quatre ans de berlusconite aiguë ont fait de gros dégâts.

