23 juillet 2012
Certitude matinale
J'ai déjà vécu dans un ailleurs, où, au réveil,
un soleil détonnant n'avait rien d'étonnant.
A la longue, ça en devenait presque lassant ;
avant même d'ouvrir les volets on savait
qu'on allait se cogner du cagnard olzedai.
Au Far West, évidemment, c'est différent.
Les trois derniers mois en sont témoins :
les journées baignées d'un franc soleil
sont une espèce en voie de disparition.
Aussi, quand deux matins d'affilée,
après une nuit passée fenêtre ouverte,
on est sorti des rêves par l'astre radieux,
on a l'impression d'être revenu
aux temps des certitudes.
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