Citizen lambda
Publicité
14 août 2012

Mes quatre paires

Mes quatre paires

Image rarissime de mes quatre paires de lunettes réunies.

Généralement, il y en a au moins une qui manque à l'appel,

et comme de bien entendu : c'est celle dont on a besoin.

Chaque membre du quatuor est sensé être 

adapté à une vision bien particulière.

L'ancienne dont un des carreaux ébréché se déchausse sans cesse,

à laquelle il manque une plaquette et dont les branches disloquées

n'ont pas résisté aux écrasements de pieds et de postérieurs,

la plus adaptée à l'ordi et à la bricole mais aussi la plus instable.

Les loupes à vingt euros qui remplissent la même fonction,

dont une des branches est rafistolée avec du ruban adhésif,

sont presqu'aussi bancales que la précédente

et me collent la migraine dès l'heure de port passée.

Et puis, en arrière plan, les deux nouvelles, flambant neuves,

mais qui ne me semblent pas du tout adaptées à mes besoins.

La paire à un euro m'oblige à me rapprocher de la cible

ventre contre le rebord du bureau, nez collé au moniteur,

faite pour lire, elle me donne l'impression désagréable

que mes bras sont subitement devenus trop longs.

Les verres progressifs, eux, me procurent les mêmes effets visuels

qu'un trip sous acide, quand tout devient mouvant et incertain.

J'en abuse donc de ces verres avec modération.

Le nombre de paires de lunettes serait donc proportionnel

au temps que l'on passe à mettre la main dessus

tant il semble que depuis la multiplication des paires

je passe deux fois plus de temps à courir

après mes insaisissables carreaux.

Publicité
Commentaires
C
Dans le viseur du réflex, j'utilise la vision de loin. Pour le visionnage sur écran la vision de près, la défaillante. Imagine la gymnastique !
Répondre
A
N’empêche, tu es capable de faire une belle photo, nette et cadrée, sans tes carreaux ! ;)<br /> <br /> Les progressives, ce serait plutôt tangage et mal de mer mais on s'habitue et au final, c'est le plus pratique ...
Répondre
Publicité
Publicité
Publicité