Citizen lambda
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16 novembre 2007

Pasta cara

Penne, farfalle, gnocchi, spaghetti ... J'ai toujours adoré les pâtes, et, à la longue, peaufiné quelques recettes. Rien que du basique mais cousu main : pesto, carbo, sugo, bolo, à l'aïl, bleu et cumin, en gratin, lasagnes aux épinards, poivre et paprika, gorgonzola, au pif avec les restes ...

Et puis, je ne l'apprend à personne, quand on avait la flemme, le frigo vide, des arrivées inopinées ou une fringale nocturne, c'était le plat idéal : rapide, universellement apprécié et bon marché. C'était ! Car on nous annonce que les cours du blé ne vont avoir bientôt plus rien à envier à ceux du pétrole. La pasta va perdre son statut de plat du pauvre.

Passant de 40 millions de tonnes en 2004 à 34 millions l'an dernier, la production mondiale de blé dur ne cesse de diminuer. Depuis deux ans, les stocks de report ont également dégringolé en particulier chez les trois principaux exportateurs mondiaux: Canada, Etats-Unis et Union européenne. Les mauvaises récoltes céréalières de ces deux dernières années et l'effondrement des stocks de céréales indiquent que la crise risque de perdurer chez les "pastiers" au cours des prochains mois.

Comme ceux des métaux, du pétrole, du lait et autres produits dont on nous annonce la pénurie, les prix du blé vont flamber. "Le blé dur, base quasi exclusive des pâtes alimentaires, connaît une situation préoccupante sans précédent depuis plus de vingt ans. Son prix a subi une augmentation de 40 % en l’espace de quelques semaines ce qui se traduira par une forte augmentation du prix des pâtes", s’inquiète le Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France.

Mosaïque de nouilles peintes, mobiles de farfalle décorés, entrelacs de spaghetti cuits puis séchés sur radiateur ... en tant qu'instit de primaire, il m'est arrivé, je l'avoue, d'utiliser les pâtes comme matériau pour l'art plastique. Et si, pour le traditionnel cadeau de la fête des mères, j'ai pu proposer de réaliser des dessous de plat en épingles à linge, des tableaux de fils tendus entre pointes ou des bouquets de fleurs en papier crêpon, jamais je n'ai osé donner dans la joaïllerie pédagogique et imposer aux mères d'élèves de porter le fameux collier de nouilles comme certains ont pu le faire à cette époque.

Mais aujourd'hui, hors de question de demander aux élèves de piller le garde-manger familial : le collier made in Panzani va devenir hors de prix.

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Commentaires
A
salut citizen<br /> le clip est tres explicite <br /> je trouve ça tres violent et malheureusement tres realiste<br /> anne de plo
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